Traduction de l’interview de Sean Boot, responsable des développeurs chez Groundspeak

Je vous propose une traduction de la très intéressante interview de Sean Boot, enregistrée dans le cadre du podcast officiel de Groundspeak. Sean est responsable du développement web (entre autres) de Groundspeak, mais est aussi un des plus anciens employés de la compagnie. J’ai beaucoup aimé la page d’histoire qu’il nous fait vivre, sa vision enthousiaste du Waymarking et ses explications quant aux tensions avec d’autres acteurs du Geocaching autour de l’utilisation des API. Si vous voulez en savoir plus, c’est ici que ça se passe.

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Sean Boot (image issue de GeekWire)

L’interview est issue du numéro 12 d’Inside Geocaching Podcast, le podcast officiel de Grounspeak. Si vous ne le connaissez pas, je vous encourage vivement à aller l’écouter, c’est souvent instructif. Mais comme il  n’y a pas de version française, je vous propose une traduction de l’échange. Si vous comprenez l’anglais, la version audio sera certainement bien plus plaisante. Attention toutefois ! Il ne s’agit pas d’une traduction littérale du texte. C’était mon projet au départ, mais ce n’est pas spécialement agréable à lire, donc j’ai adapté le texte à ma sauce et j’ai coupé des passages qui n’apportaient pas grand-chose. Évidemment vous pouvez retrouver l’intégralité de l’échange en anglais et retranscrit fidèlement.  Je me suis permis également d’apporter quelques informations complémentaires quand ça me semblait nécessaire. N’hésitez pas à m’indiquer si vous appréciez ou non cette démarche de traduction et si vous voulez que je les continue (vu que ça me demande pas mal de boulot, ça dépendra des retours).

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Chris Ronan : Pour commencer, peux-tu nous dire quelle est ta fonction et, pour résumer, ce que tu fais au HQ ? [Geocaching HQ, le quartier général de Groundspeak]

Sean Boot : Je suis le responsable de l’équipe de développement web. En gros, on ne gère ni le développement mobile ni l’IT [la partie matérielle de l’informatique]. Nous sommes un groupe d’une quinzaine de personnes maintenant, et nous sommes les développeurs du front end, du back end et du middleware de la société [pour résumé : le front-end c’est l’interface que voit l’utilisateur, le back-end ce sont les bases de données et le middleware c’est tout ce qui permet la communication entre les deux].

CR :
Donc, en résumé, ce sont les gens qui travaillent sur le site web à la différence de ceux qui travaillent sur les applications mobiles ?

SB :
Oui, c’est surtout tout ce qui concerne le web, mais aussi l’API et tous les services sous-jacents. Nous fournissons en quelque sorte la logique métier [ce sont les règles qui connectent l’interface à la base de données] pour le web et les applications mobiles, mais nous faisons également la programmation de la page web elle-même. Nous faisons également des outils internes et nous sommes responsables du téléavertissement [j’imagine que ce sont les alertes]. Et quand quelque chose va de travers sur le site web, nous intervenons avec le service IT.

CR : Tu es là depuis…. ça fait 14 ans, c’est ça ?

SB : Je suis arrivé il y a 14 ans, en août. Donc oui, ça fait 14 ans ! C’est incroyable ! Nous avons traversé tellement d’itérations. Je pense que c’est mon quatrième bâtiment. Nous avons commencé dans un petit bâtiment du centre-ville de Seattle. C’était avant qu’Amazon est, en quelque sorte, envahi toute cette zone. Il y avait un Whole Foods [chaine de magasins d’aliments bios, d’ailleurs maintenant également rachetée par Amazon] en cours de construction alors que nous étions dans ce bâtiment. Nous y sommes restés quelques années. Il me semble que nous étions sept quand j’ai commencé.  Et je pense qu’il ne reste que deux ou trois personnes, autres que moi, qui travaillent encore ici. Ça a beaucoup changé depuis. Nous avons déménagé au centre-ville puis nous avons déménagé dans cette zone où il y a deux bâtiments différents, et depuis nous sommes toujours là.

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L’extérieur des locaux de Groundspeak

CR : Et pour donner un peu de perspective, il y avait 7 personnes à l’époque et maintenant c’est environ 75 ou 80. Cela a été multiplié environ par 10. C’est incroyable !

SB : Oui, c’est fou ! C’est intéressant, car quand j’ai commencé, j’étais complètement novice. J’ai été embauché pour compléter le travail que faisait Jeremy. J’étais le premier développeur autre que lui. En fait, il y avait quelques autres personnes qui avaient fait également ce boulot, mais elles étaient déjà parties.

CR : Jeremy est, pour ceux qui ne le savent pas, Jeremy Irish. [CEO et cofondateur de Groundspeak] [ici, j’ai fait un peu de coupe dans des private jokes :p]
Revenons en 2004. Que faisais-tu a cette époque et comment le Geocaching est entré dans ta vie ?

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Jeremy Irish au centre (image issue de geocaching.com)

SB : Quand je suis arrivé, il y avait, je pense, autour de 200 000 utilisateurs ou quelque chose comme ça. J’ai commencé par créer mon compte. Et là nous ne parlions pas de millions de personnes, mais seulement des centaines de milliers. Ça commençait seulement à exploser et j’étais vraiment novice. C’était mon premier travail de programmation. J’avais travaillé pour mon père pendant 10 ans en tant que directeur d’entrepôt et j’étais un programmeur autodidacte. Je voulais travailler dans ce domaine et donc j’ai travaillé dur. J’ai fait un tas de sites de web.

À l’époque, le web se développait à peine et j’essayais de trouver des contrats. La société de mon père avait des clients à qui je demandais s’il avait besoin d’un site web, et je leur faisais. Quand j’ai pensé que j’étais enfin un assez bon programmeur, j’ai décidé de voler de mes propres ailes et d’aller chercher un emploi ailleurs. J’ai mis mon CV sur Monster.com [un des plus gros sites pour la recherche d’emploi aux US]. Je l’ai juste mis là, mais je n’avais aucune intention de le promouvoir ou de faire une recherche active. Je voulais juste voir ce qui se passerait si je le faisais. J’ai donc mis tous les contrats que j’avais eus et l’expérience que j’avais maintenant. Je jure qu’après quelque chose comme une semaine, j’ai reçu un émail de Jeremy. Il m’a dit quelque chose comme « Salut, on dirait que vous avez les compétences qui correspondent à ce que l’on cherche. Je peux vous appeler ? » Je lui réponds quelque chose comme « Ouais, absolument, ce serait cool ». Et il m’a littéralement appelé dès que je lui ai renvoyé le message.

CR : Et tu connaissais  le Geocaching ?

SB : Non, je n’en avais jamais entendu parler. Donc ce fut ma rencontre avec le Geocaching. C’était comme : « Hé ! Cette chose existe et il y a un travail qui m’y attend. » C’était plutôt intéressant. Il m’a posé quelques questions pour savoir quelles étaient mes compétences. Lui et moi avions fait globalement les mêmes choses, donc c’était un bon point de départ. Il m’a invité à venir pour un entretien et bien sûr je l’ai fait avec toute la diligence possible : je suis allé chercher une géocache pour comprendre de quoi il s’agissait. J’allais trouver ma première cache et ainsi me préparer pour l’entretien. Ainsi lors du rendez-vous nous avons pu avoir une discussion du genre « Vous utilisez ça et ça comme technologies ».

CR : OK, donc tu parles à Jeremy et il t’explique en quelque sorte ce qu’il cherche.

SB : Exactement ! Et il m’offre le travail après cette conversation. Ça c’était bien passé et je suis rentré à la maison. Il me rappelle et me dit « Nous avons un poste pour vous ». Et là je me dis « Comment je vais annoncer à mon père que je pars ? »

CR : Oui, parce que tu disais que tu étais là-bas depuis quelque chose comme 10 ans.

SB : Oui, 10 ans. Et mon père m’a dit « Pourquoi tu es encore là. S’il te plait prend ce boulot ! » (rire)

CR : J’ai ouvert Internet Wayback Machine [site Internet qui sauvegarde les sites Internet et permet de les revoir en choisissant une date] et j’y ai jeté un coup d’œil. Et j’invite les gens à aller regarder Internet Wayback Machine et mettre l’année 2004. C’est à ça que ressemblait le site la première fois qu’on te l’a présenté.

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Le site en 2004

SB : Oui, ce site est génial et c’est exactement ce à quoi ça ressemblait, on ne peut pas le nier.

CR : Alors qu’est-ce qui te vient à l’esprit quand tu revois ça maintenant ?

SB : Ma première pensée est qu’ »Eh bien, nous avons parcouru un long chemin ». Et même si je me pose encore des questions sur là où nous en sommes, je veux toujours continuer à évoluer, devenir meilleurs et rendre le site encore meilleur et plus beau. Mais parfois tu oublies d’où tu viens, donc c’est enthousiasmant de voir ça et notre parcours.

C’est beaucoup mieux maintenant. Cela me rappelle aussi que je n’ai pas travaillé sur le site web Geocaching au début de ma carrière. En fait, la première chose que j’ai faite fut d’installer une fonction de recherche de Geocache dans les kiosques REI [Recreational Equipment Inc, c’est une société qui fait de la vente de produits de sport et de randonnée, mais qui propose également des vacances et activités orientées « nature »]. C’était vraiment enthousiasmant de travailler avec un grand partenaire et de faire quelque chose dans un environnement bien visible. Et c’était vraiment un premier projet amusant et excitant. Mais ensuite mon travail a été de trouver, avec Jeremy, une solution pour les caches virtuelles et les caches locationless qui nous posaient d’énormes problèmes sur le site web. Les gens posaient des caches virtuelles géniales et exploitaient à fond le concept, mais nous n’étions pas bons pour gérer ça et les reviewers étaient sur le point de se révolter. [Les caches locationless (sans position) étaient des caches virtuelles qui ne dépendaient pas d’un lieu. Il fallait par exemple se faire flasher par un radar en allant chercher une géocache ou aller visiter un lieu sous terre, quel que soit l’endroit. Ces caches n’existent plus depuis 2006, mais sont devenues des Waymarks]

Le concept des listes des positions était une bonne idée, mais il a été mal implémenté parce qu’elles étaient traitées comme des caches localisées. Et il n’y avait aucun moyen d’enregistrer les logs et donc cela créait une incohérence bien que l’idée soit vraiment bonne. Ainsi Jeremy et moi… Euh, ce n’était pas seulement Jeremy et moi, mais tout le groupe de l’époque : Nate, Bryon, Elias et tous ces gens, nous parlions ensemble de ce que nous pouvions faire. Quelle bonne idée nous permettrait de résoudre ce problème ? Et finalement l’idée du Waymarking est née. L’idée était de prendre toutes les caches sans emplacements et de leur créer leur propre site web, de façon à ce que nous puissions enregistrer les logs de la même façon que pour les caches.  Ainsi vous pouviez loguer les Waymarks. Pendant environ 5 ans, ma principale responsabilité fut de construire de site Waymarking à partir de zéro, d’ajouter de nouvelles fonctionnalités, de l’entretenir et d’essayer de l’agrandir.

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Le Waymarking, le second site de Groundspeak

Nate était un peu le chef de produit de ce projet et j’étais le seul développeur. Nous avons, en quelques sortes, ajusté les idées ensemble et poussé les fonctionnalités aussi vite que nous le pouvions. La communauté des owners de caches locationless fut le socle des débuts du site. Nous leur avons demandé de créer des catégories et nous leur avons donné ce nouveau site web sur lequel ils ont semés leurs caches locationless. Toujours est-il, le Waymarking était mon principal travail, mais à un moment nous avons pris la décision de nous concentrer sur le cœur de notre activité. Le Geocaching était notre gagne-pain. C’était l’endroit où la communauté continuait de se développer à un rythme soutenu. Le Waymarking fonctionnait toujours bien, mais pas au même niveau que le Geocaching. Et donc nous avons décidé de mettre toutes nos ressources sur le Geocaching. C’est à ce moment  que j’ai commencé à être en charge de faire des choses pour le site Geocaching au lieu du site Waymarking.

Et pendant longtemps nous avons essayé de construire des choses au département engineering qui fonctionnait avec les deux sites. En gros, on construisait quelque chose pour Geocaching, et Waymarking pouvait en profiter. Mais à un moment donné, nous avons fini par arrêter de programmer ce site web monolithique. C’était fondamentalement un problème de code. Tout le site Geocaching et tout le site Waymarking était ensemble dans cette grande structure et ça devenait difficile d’avancer rapidement. Nous avons donc décidé de commencer à séparer les choses dans leurs  projets respectifs. Ainsi le site Waymarking a finalement été mis en retrait au profit du site Geocaching où le plus gros de nos efforts était concentré. Depuis, nous devenons de plus en plus professionnels et améliorons simplement les performances et l’aspect du site.

CR : Les années ont passées et tu es passé par différents postes. Tu parlais des Waymarks. Ce fut un des points importants pour toi au cours de ta carrière ici ?

SB : Nous avons fait des choses importantes…. Ce que je veux dire, c’est que tout au tout au long de ces années, nous avons fait des choses vraiment géniales. Je pense que le Waymarking est l’élément le plus important pour moi. Ça l’est toujours. Je suis fier du travail que nous avons fait dessus et je pense que c’est toujours une idée viable et qu’il y a du potentiel. Donc de mon point de vue, c’est toujours une source de fierté. Nous avons construit des fonctions de recherches complètes. Nous faisons actuellement de grands progrès avec les cartes. Nous avions déjà fait de grands progrès avec la cartographie par rapport à ce que nous faisions au début. C’était une sorte de projet secret quand j’ai été embauché, une sorte « d’idée qui tue ». Nous allions faire des choses incroyables avec ça. Et à ce jour, je pense que c’était une incroyablement bonne idée et je pense que c’est certainement quelque chose avec laquelle nous n’en avons pas fini, mais quelque chose à laquelle nous devons vraiment penser.

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Les caches locationless sur le site Mides

Un autre grand succès pour nous fut quand nous avons rejoint le monde du mobile. L’iPhone était sorti… J’ai une histoire à ce propos. Il y avait un gars qui travaillait comme réceptionniste. Il avait très envie d’obtenir le nouvel iPhone quand il fut annoncé. Il allait coûter 600$, ce qui pour un téléphone semblait une folie. Et je me souviens d’avoir discuté avec un de nos développeurs du fait que je ne payerai jamais autant pour un téléphone. C’était inenvisageable. J’avais mon téléphone Sony Walkman, c’est tout ce dont j’avais besoin. (rire)

Sérieusement, j’avais juste besoin de brancher mon casque et j’avais ma musique : c’était plutôt génial. Mais quand l’iPhone est sorti, ce fut évidemment un grand changement. Un grand changement pour le fonctionnement de la société et beaucoup d’entre nous pensaient « ah, c’est ça, encore un autre truc sans intérêt ». Mais ce gars ainsi que Jeremy ont vu immédiatement et fondamentalement l’intérêt. Ils ont immédiatement orienté les choix de la société en disant « nous devons y aller ! Nous allons commencer à construire notre application mobile, nous allons embaucher des développeurs d’API et nous allons commencer à faire ça ! » Je dois lui en donner tout le crédit. À l’époque je n’occupais pas un poste de cadre, donc honnêtement, je ne sais pas si c’est uniquement Jeremy qui fut à l’origine de la décision à ce moment, mais je lui ai toujours attribué le mérite d’avoir eu la clairvoyance d’être allé si vite. Ce fut vraiment une bonne chose.

CR : Tu as mentionné « API » plusieurs fois et je ne suis pas sûr que j’aurai tout compris, en tant que géocacheur, avant de venir travailler ici. Donc pour les gens qui ne savent peut-être pas ce qu’est une API, peux-tu donner un bref résumé, pour que l’on comprenne un peu mieux ce que c’est ?

SB : Bien sûr. Une API signifie « Application Programming Interface ». C’est simplement une façon de connecter une application, comme un site Internet ou une app, à notre logique métier sous-jacente. Nous construisons essentiellement cette logique métier. Quand vous jouez au jeu, votre appareil mobile appelle l’API et c’est ainsi que vous accédez à nos données. Notre site web fonctionne de la même façon. De façon interne, ça va appeler les API et récupérer les données de cette manière. Et ainsi les téléphones portables et le web partagent le même code et les mêmes données. Et en fait c’est vraiment bien, car quand on code une chose à un endroit, les règles s’appliquent sur les deux interfaces. Nous avons aussi développé un programme de partenariat, actuellement en pause, mais qui permet à nos partenaires d’accéder à nos données de la même manière que sur nos applications et notre site web, à travers cette interface. Nous leur fournissons des « méthodes » pour loguer une géocache, accéder aux données des géocaches, faire des recherches et autres.

Ils seront en mesure de programmer leurs applications de façon à pouvoir utiliser notre interface et nos données. Ainsi ils peuvent avoir une application qui améliore l’expérience du géocacheur. Quelque chose comme ce que peuvent faire GSAK ou Cachly actuellement. Les deux programmes utilisent nos API pour fonctionner. Certains, et je mentionnerais c:geo, n’utilisent pas réellement notre API, mais font du scrapping [extraction automatique des contenus d’un site web] de notre site web. Un site peut se comporter comme une API, dans lequel vous pouvez accéder de façon similaire. En gros, vous analyser les données qui sont présentes sur chaque page et vous essayez de les décomposer puis de les agréger à votre manière. Et ainsi vous pouvez présenter ces données.  Ceci est généralement considéré comme une activité malveillante , mais aussi une façon d’accéder aux données avec moins de sécurité. C’est donc mal vu. Mais certaines personnes le font et c’est difficile de les empêcher de le faire. Mais c’est un gros travail pour eux, car les données et la structure du site changent constamment. Donc ils doivent jouer à une sorte de jeu de la taupe [ce jeu où il faut taper sur les taupes avec un maillet dès qu’elles sortent de leur trou]. Avec l’API, vous êtes assuré que la structure sera la même… C’est difficile à expliquer…

Mais la structure de l’appel des données restera toujours la même. Et si elle change, vous serez averti que nous faisons des modifications. C’est une sorte de contrat où vous acceptez d’utiliser les données de cette façon. Vous avez une quantité autorisée d’appels aux données et si vous devenez trop fous, nous vous étranglons [j’espère qu’il parle du flux de données :p]. L’idée est de créer un endroit ou nous pouvons faire un partenariat avec les gens pour créer ensemble un support de meilleure qualité. Ainsi l’expérience utilisateur du géocaching sera très similaire pour quelqu’un qui utilise Cachly, pour quelqu’un qui utilise notre application et pour quelqu’un qui utilise GSAK. C’est en tout cas ce que nous espérons. Quand une application comme c:geo le fait via le scrapping du site web, c’est plus compliqué de comprendre comment ils le font. Souvent, ils finissent par offrir aux gens des fonctionnalités premium gratuitement, et c’est en fin de compte les membres premium qui payent pour cela.

Donc en gros, nous rendons l’existence de c:geo possible, car ils fonctionnent sur le dos des membres premium. C’est un peu frustrant comme situation et nous aimerions que c:geo utilise notre API, afin que nous soyons partenaire plutôt que dans une sorte de relation de…. c’est un peu du parasitisme au lieu d’une relation symbiotique. Nous ne savons pas comment résoudre le problème et nous comprenons bien qu’une grande partie de notre communauté utilise c:geo, donc il n’est donc pas forcement dans notre intérêt de simplement les faire fermer. Mais cela mine notre programme avec d’autres partenaires bien intentionnés.

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CR : En dehors de votre travail, j’ai remarqué que l’année dernière était ta meilleure année pour le Géocaching : tu as trouvé 134 caches. Alors, qu’est-ce qui t’a pris l’an dernier ? Je veux savoir !

SB : Bien… je dirais que le fait que je n’ai pas trouvé plus de caches est un peu embarrassant. Une partie de la réponse est que je suis amené à faire ce travail et que je sentais que je devais le faire sérieusement et que je devais apprendre le « produit » un peu mieux que je ne le connaissais. J’ai aussi été inspiré par un programme que nous avons en interne et qui s’appelle le « Geo Guide Program ». Ça permet de mettre en place des séries de réalisations, d’objectifs, d’incitations et de récompenses pour nous aider à faire des choses. Il y a par exemple « geocacher sur plusieurs jours ». J’ai fait 60 jours de géocaching d’affilés l’an dernier dont j’étais plutôt fier, avant de finalement… je ne sais pas ce qui m’a arrêté, mais je pense que… Je commençais à manquer de lieux dans mon quartier et je me suis retrouvé sur un parking de supermarché à 22h30 (rire). Je me suis dit que je ne savais pas si c’était vraiment ce que je voulais faire au cours des 6 prochains mois.

CR : Le Geocaching a une communauté fantastique. Il y a des gens partout dans le monde et je sais que tu interagis avec des personnes tout autour du globe. Au cours des nombreuses années ici, est-ce qu’il y a des choses que tu as appréciées, tel que rencontrer des gens de différents pays et voir comment le jeu est joué dans différents endroits ?

SB : Bien sûr ! J’ai eu la chance de pouvoir voyager dans plusieurs endroits. Je suis allé en Autriche, il y avait un évent là bas. C’était incroyable ! Je dois aller à Munich. J’ai pu voir Salzbourg. Le Geocaching dans ces régions était vraiment fou. C’est tellement amusant de voir comment cela se manifeste ailleurs. C’est ce dont nous rêvions quand nous avons commencé à la faire… et de voir que c’est comme une contagion…. (rire)
Une contagion positive qui se propage à travers le monde.. Et tout à coup, le voir… C’est tellement enthousiasmant. Je dois aussi mentionner le traitement quand tu vas à un Mega évent en tant qu’employé, c’est comme… j’ai en quelque sorte une toute petite expérience quant au sentiment d’être une rock star…. J’ai fait partie d’un groupe et nous avons eu un peu de succès, mais assister à un Méga évent en tant qu’employé de Groundspeak est pour moi… c’était encore plus être une rock star qu’être une rock star. Tu te trouves devant 500 personnes pour parler. Je n’ai jamais joué pour des foules comme ça avant. Jamais ! Je suis là et les gens veulent entendre ce que j’ai à dire sur le jeu, auquel je ne joue même pas autant qu’eux le font. Mais parce que mon expérience est ce qu’elle est, il y a des gens que ça intéresse. Et je suis honoré qu’ils nous traitent de cette façon.

[La dernière partie de l’interview parle justement de l’expérience de rock star de Sean à travers son groupe « Amateur Lovers ». Je ne l’ai pas traduite, car cela n’a pas directement de lien avec le Geocaching et c’est un long passage. Toutefois, un clip sera mieux qu’un long discours et voici un exemple de la carrière « pop » de Sean Boots.]

 

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